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Résumé :
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Luvre de Faulkner m'a toujours paru être ainsi : une révélation différée (sans qu'il y eût là quoi que ce soit à voir avec le suspense du roman policier), qui engendre sa technique, non pas d'élucidation (psychologique, ni sociale, ni à......) mais, en fin de compte, d'amassement d'un mystère et d'enroulement d'un vertige - accélérés plutôt que résolus par cette folle vertu du différement et du dévoilement - autour d'un lieu qu'il lui faut signifier. Cette intuition profonde, à la fois de la nature et de l'enjeu de luvre faulknérienne - la légitimité absolue d'une fondation du Sud - Edouard Glissant en suit les proférations et proliférations, les dérives et les dénis dans cet essai où l'acuité le dispute à l'ampleur, la subtilité d'analyse à la véhémence poétique. Si Faulkner a, selon Édouard Glissant, renouvelé de fond en comble, c'est-à-dire de case en Grande Maison, les principes de l'épique et du tragique , lui-même, dans cette approche où l'altérité fonde paradoxalement la connivence, renouvelle l'essai, rapportant la littérature à son plus haut objectif, la totalité-monde . Poète, romancier - Prix Renaudot avec La Lézarde - et essayiste de renommée internationale, singulièrement avec Poétique de la Relation (1990), Édouard Glissant est l'un des vice-présidents du Parlement international des écrivains.
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